Devenir forêt / Penser les imaginaires sylvestres et économiques

Résidence Christian Bili, Sculpter le quotidien, Utopiana 2021.

En résidence annuelle à Utopiana, Christian Bili développe un programme de recherche artistique intitulé Devenir forêt, autour des imaginaires que nous entretenons avec l’arbre et la forêt. Le dérèglement climatique force à reconsidérer les liens entre nature et technique, à interroger l’économie qui justifie l’exploitation par la production de ressources, à imaginer la défense des communs hors marché. Le design spéculatif et la théorie fiction offrent alors un terrain commun et appareil critique dynamique qui ouvrent la recherche sur l’invention d’histoires et de possibles -la forêt se profilant comme une valeur-refuge.
Après avoir activé une première rencontre publique sur la pratique d’un jeu de société permettant de faire l’expérience de quatre systèmes économiques, Christian Bili nous convie maintenant à nous projeter dans une économie comptable basée sur les arbres et fondée sur la puissance dispruptive de la blockchain, Sylvacoin, une cryptomonnaie qui comptabilise les arbres et financiarise leurs services écosystémiques. À partir de notions issues de l’écologie et de l’économie, en compagnie d’économistes, de designer(e)s, de scientifiques, d’artistes et de citoyen(ne)s, idées, réflexions et projets émergeront.Les intervenant(e)s de Devenir forêt proposent, depuis la pluralité de leurs pratiques et de leurs terrains, de s’outiller pour, ensemble, établir de nouvelles cartes de navigation, penser la régénération et la restauration, relativiser les modèles, imaginer la ville par l’arbre, interroger la décentralité, évaluer le coût des frictions, apprendre la sobriété, économiser ses forces, se réjouir du partage des valeurs, différer la dépense, tweaker les métriques, contempler la biodiversité, rêver les solidarités résilientes, et se laisser sereinement traverser par la forêt…
Les interventions auront lieu en distanciel, sur Inscription à utopiana@utopiana.ch

Vendredi 5 mars, 18:00, Les infrastructures de confiance (cryptomonnaies, token, blockchain, holochain) avec David Atkinson et Jean-Marc Seigneur, 
Mardi 9 mars, 18:00, Critique de la création de valeur et des services écosystémiques avec Virginie Maris et Clément Morlat
Vendredi 12 mars, 18:00, Approches systémiques et arts de la navigation cartographique avec Axelle Grégoire et Fabrice Liut
Mardi 16 mars, 18:00, Présentation de la cryptomonnaie autochtone Oxybaten, entre déforestation, Covid et liens tribaux avec Elias Oyxabaten Suruí
Vendredi 19 mars, 18:00, Projet de reforestation et restauration, entre villes et forêts, participation dans le cadre du Mois de la Forêt » avec Nicolas de Brabandère et Nicolas Blain
Mardi 23 mars, 18:00, Visions alternatives, entre technique et art avec Rachid Guerraoui et Samuel Wagen-Magnon

Mots clé; Biodiversité, Blockchain, Communs, Complexité, Cosmotechniques, Crypto-monnaies, Déforestation, Dépassement de la modernité, Extractivisme, Fonds carbone, Géoingénierie, Holochain, Jeu de société, Micro-meso-macro-économie, Open-source, Pharmacologie, Recherche contributive, Redd+, Résilience, Restoration, Scopes, Sculpture sociale, Services écosystémiques, Speculative design, Terraforming, Trajection, Valeur refuge

Christian Bili est un artiste transdisciplinaire engagé dans une exploration spéculative qu’il nomme l’Organologie Générale
https://cosmicathletism.org/devenirforet
www.utopiana.c
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Cultures dominantes et contre-cultures modernes-Atelier ZOOM Utopiana 2021

Un atelier de recherche alternatif organisé par et avec Yoann Moreau, sur le mode d’un almanach anthropologique, soit un thème par saison, trois ateliers par thèmes
Les interventions (40 min. + 1 h discussion) auront lieu en distanciel sur Inscription à utopiana@utopiana.ch
Jeudi 11 mars – Les catastrophes dominantes, 20:30
Jeudi 1 avril – Contre-cultures des catastrophes, 20:30
Jeudi 6 mai – Alternatives aux catastrophes, 20:30 
Nous apprenons à observer le monde, avec nos parents, à l’école, avec les médias et les outils technologiques qui nous environnent. Certains environnements requièrent de savoir traverser des routes et de se repérer dans des zones urbaines. Dans d’autres lieux, il convient de savoir remonter le cours des rivières et se repérer dans des forêts. Dans d’autres milieux encore, il convient de savoir se connecter à des réalités virtuelles et se repérer dans des mondes numériques. A chacun de ces contextes correspondent des modes d’attention différents. 
Partant de ce constat, Yoann Moreau propose d’aborder la multiplicité des façons de cultiver l’attention au moyen d’une étude poussée de ce qui fait événement par excellence : les catastrophes. Il présentera ainsi les cultures des catastrophes, et leurs dramaturgies, c’est-à-dire les façons dont elles capturent notre attention.
Yoann Moreau interrogera également les points de vue dichotomiques, où, par exemple, cultures instituées font pendant aux contre-cultures, les plaçant dans des rapports de force et d’opposition permanents, à l’instar du clivage politique gauche/droite. Peu importe la raison de cette inséparabilité et peu importe qu’il s’agisse d’un simple effet de contraste (noir/blanc), d’une logique dialectique (esclave/maître) ou d’un agencement plus complexe (esclave Noire/maître Blanc). Peu importe la justification de cette logique, en définitive, il s’agira, tout au long de ces ateliers, de s’extirper de ce paradigme et de réaliser un pas de côté.

Pourquoi ?
L’anthropologue : pour rendre compte le plus rigoureusement possible d’autres modes d’existences possibles, d’autres raisons de vivre et d’autres manières de faire monde.
Le dramaturge : sans raison particulière, par simple esprit d’évasion et d’aventure, avec tous les avantages de la fiction et des mondes impossibles (ou pas encore possibles).
Le fermacculteur : pour cesser de vouloir changer le monde, limiter son artificialisation progressive, et penser de moins en moins avec la tête. S’il y a un nouveau paradigme à explorer, ce ne sera pas une affaire de concepts et de logique comptable.

Yoann Moreau est fermacculteur, anthropologue, professeur associé au Research Institute for Humanity and Nature (Kyoto) et au Laboratoire d’Anthropologie Critique Interdisciplinaire (CNRS-EHESS).
(Chevaucher le lombric)

www.utopiana.ch

Besuchsmöglichkeit im Alten Spital, Solothurn

Seit Ende Dezember lebt und arbeitet Büşra Çeğil als Gastkünstlerin aus der Türkei im Künstlerinnenatelier des Alten Spitals. Aufgrund der aktuellen Situation war ein Begrüssungs-Apéro nicht möglich und so wünscht sich die Gastkünstlerin auf anderem Weg Kontakte zu Freundinnen und Freunde der Kunst und des Austausches aus Stadt und Region Solothurn knüpfen zu können.

Gern lädt sie deshalb zu einzelnen persönlichen Besuchen zu sich ins Atelier ein: dies nächsten Montag, 22. und Freitag, 26. Februar 2021. Bitte gern auf Voranmeldung per E-Mail an die Künstlerin bsrcgl@gmail.com.

Die 1988 in Istanbul geborene Künstlerin arbeitet mit einem interdisziplinären Ansatz. Sie vereint Bildhauerei, Fotografie und Video zu Objekten, die Themen wie Migration und Entfremdung spiegeln. Ihre Werke bringen dabei sowohl soziologische wie auch psychoanalytische Perspektiven zum Ausdruck. Im Atelier im Alten Spital will Büşra Çeğil an einer Videoinstallation arbeiten, die sich mit der kulturellen Bildung von Menschen mit verschiedenen Lebenshintergründen auseinandersetzt.

Altes Spital Solothurn, Oberer Winkel 2, Solothurn
www.altesspital.ch